La communication Animale

Spirit to spirit(c) par Laïla Del Monte

Souhaitant être suffisamment disponible et à l'écoute de ces merveilleux êtres que sont les animaux, j'approfondis les techniques de communication auprès de Laïla Del Monte. 

Pionnière de cette écoute à l'autre, Laïla a fait connaitre cette approche en Europe. Elle nomme sa méthode "Spirit to Spirit(c)" selon plusieurs niveaux pour permettre au grand public de prendre conscience des consciences et ressentis des animaux. 

En cours de formation, je souhaitais partager avec vous quelques éclairages sur cette pratique qui me plaisent beaucoup. Effectivement, étant comportementaliste et propriétaire de nombreux animaux, le caractère mystérieux voir surnaturel présenté par certains me laissait dubitative. 

 

La communication animale permet de comprendre la conscience d'un autre être vivant à travers différentes capacités sensorielles développées avec une attention stable dans le présent. 

 

Souvent, nous avons tendance à être préoccupé, a ruminé, refaire sa journée ou anticipé celle de demain et ce presque inconsciemment. Grâce à du travail et des exercices, comme la méditation, la relaxation nous apprenons à être ici et maintenant dans l'instant présent comme le sont nos animaux. Pour ceux qui font des ateliers de développement personnel avec le cheval, c'est une notion très souvent abordée. 

Les capacités sensorielles demandent d'être approfondies dans l’objectif de laisser place à un meilleur discernement vis à vis de l'animal.  On ne cherche pas à interpréter mais à éprouver, ressentir. 

 

Comme le pointe Laïla, ce n'est pas après deux communications que nous sommes en capacité d'exercer cette fonction à titre professionnel. Tout comme un musicien qui a appris le solfège, le ou la communicante doit pratiquer encore et encore; faire des exercices comme on fait ses gammes en musique et répéter jusqu'à ce que les processus deviennent naturels. Comme dans toute pratique, il faut faire des efforts pour aller au bout. Rien ne tombe tout cuit du ciel. Quel cavalier n'est pas tombé au moins une fois d'un cheval ? Même ceux ayant des capacités sensorielles plus développées doivent s’entraîner pour parfaire leur méthode et ne pas interpréter au risque de tomber dans l'anthropomorphisme. 

 

Les propriétaires que Laïla a été la première a nommé "gardien" symbolise la fonction de garantir leur bien-être, avec une vraie prise de conscience des besoins de chaque espèce et l'envie de s'en assurer sans autre résultat. 

Demander une communication animale pour exprimer des demandes et/ou poser des questions revient à utiliser cette approche à des fins humaines, anthropomorphiques voire parfois égocentriques. Une communication animale ne sert pas à résoudre un problème de comportement ou justifier d'une action mais bien d'avoir une meilleure écoute de son animal. Il est tout à fait possible  qu'au cours d'une communication, l'animal pointe des événements ou sensations d'après ses perceptions qui éclaireront un comportement et que le propriétaire pourra associer. 

Lors d'une communication, l'animal vient pour sa vie, son évolution mais ne délivrera pas de mots (comme nous humains les prononçons). Mettre des mots dans la bouche d'un animal serait une approximation de qui ils sont!  Nous n'aboyons pas, nous ne sommes pas des chiens. Lors d'une communication, nous pouvons entendre des mots (selon nos sens développés et utilisés), ceci ne signifie pas que les animaux parlent et que c'est eux qui dictent les mots. Un cheval hennit, un chat miaule, un âne braie...etc...

Laïla précise que poser des questions c'est rentrer dans le monde humain et sortir de cette écoute de l'autre, soit l'animal. Effectivement, comme je viens de le décrire, l'animal ne va pas répondre aux questions par des mots, ceux-ci ne font pas sens pour eux au même tire que nous. Et aller sur ce cheminement est source d'interprétation. Les animaux vivent dans l'instant présent et ne se projettent pas . Lors d'une connexion, prendre ce qui vient sans chercher de résultats permet de ne pas orienter l'échange et de lui laisser la parole, l'espace pour être. 

Je terminerai sur ces trois notions qui me semblent plus que pertinentes:

  • Les vies dites antérieures ou mythologiques n'ont pas d'impact sur le quotidien de l'animal et ses ressentis. Quelques soient vos croyances, la communication doit vous aider dans le bien-être de vos animal et non vous projeter dans des dimensions autres. Ce qu'on souhaite c'est savoir comment va l'animal. (Libre à vous de chercher ces aspects pour des questions qui vous sont propres mais de savoir que votre cheval était un ancien dragon (humour) ne vous aidera pas à comprendre ce qu'il perçoit dès qu'il est derrière un bosquet et à adapter vos habitudes pour son bien-être...). 
  • Les accompagnements en fin de vie se font toujours conjointement avec le vétérinaire, le propriétaire et le communicant. Personne, outre ses compétences ne peut se permettre d'affirmer qu'un animal ne souffre pas, qu'il veut ou non mourir. Les personnes qui expriment le souhait d'un animal face à des choix douloureux, ramène des perceptions et interprétations humaines au recueil d’informations. Les décisions se font dans le respect de la vie animal et ce dans tous les domaines. Demander à un animal s'il veut être euthanasié, opéré, ne représente rien pour lui. Ceci n'a pas de sens. Par contre percevoir la douleur, la tristesse est tout à fait possible. 
  • La communication animale auprès des animaux sauvages est quelque peu différente de celle auprès de nos animaux domestiques et ce pour bien des raisons. La communication animale auprès des animaux décédés demandent d’autres capacités que celles exposées ici, elle ne s'enseignent pas. On les a naturellement ou non. 

En espérant que cette présentation vous aura un peu éclairé sur cette approche de plus en plus répandue ou tout existe et il n'est pas facile de s'y retrouver. 

Animalement vôtre... 

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